Projet TAMO (Talakala Mokili), miroirs du monde


[Focus] Projet TAMO (Talakala Mokili ou miroirs du monde) est un projet qui se déroule en ce moment (en 2018) et qui a démarré il y a trois ans (2016) à partir d’une envie de contribuer à l’accueil de personnes migrantes en profitant de l’investissement de certain·e·s militant·e·s au sein d’autres associations (médecins du monde, la Cimade, la Fasti…) ou participant à des luttes sociales.


Le projet Projet TAMO (Talakala Mokili) est présenté par Clémentine Gamper, permanente et responsable des secteurs « vacances/loisirs » et « international », accompagnée par deux (Ali et Malik) des quatre jeunes présents avec elle ici à Valras aux REN, inscrits dans l’axe de formation : milieu et environnement.

Dans cette énergie-là et la conjonction de l’achat de locaux juste à côté des locaux de l’A.T, on a voulu en premier lieu mettre en place un A.C.M, mais avec ce que les familles avaient traversé c’était pour elles trop complexe d’accepter de laisser leurs enfants toute la journée. D’après les associations qui s’occupaient des jeunes mineur·e·s pour l’alphabétisation, l’école populaire, des informations sur le droit et la santé, les jeunes disaient « on se fait chier ».

Nous avons pris en compte cette demande muette et ouvert un accueil de jeunes un après-midi par semaine, accueil porté par le champ international (parce qu’il est bon d’avoir réfléchi à l’interculturel avant de se lancer dans ce type d’accueil) et des personnes, services volontaires ou civiques, équipe internationale polyglotte et dégageant beaucoup d’énergie.

Les demandes affluant, nous sommes passés à trois après-midi par semaine avec un cadre défini principalement par quatre règles non négociables : accueil inconditionnel, pas d’administratif, aucun contrôle, aucune info à donner. Si essaimerun·e jeune se dit mineur·e, il ou elle est mineur·e ! l’équipe est là pour accueillir et faire avec.

Très vite s’est faite jour la problématique de la nourriture. Les jeunes ne mangeant pas à leur faim, un atelier cuisine est né, puis un partenariat avec la banque alimentaire. Puis d’autres activités se sont mises en place (bricolage, peinture, soudure, danse, foot) et des projets élaborés. En outre une cantine populaire offrant des repas à prix libre s’est installée.

Un militant, parti au Brésil en est revenu avec une envie de faire passer sa connaissance du théâtre de l’opprimé au groupe de jeunes accueilli·e·s afin de leur permettre de rejouer des situations difficiles et des scènes de violence vécues. Le projet « paroles de migrants » était né. Un spectacle a été créé : « paroles de migrants ». Malik et Ali, deux jeunes présents lors du focus ont parlé de leurs difficultés, des galères de la nuit, mais aussi des voyages en bus et en tram que la ville de Nantes a fini par rendre gratuits. De leur plaisir aussi à faire de la soudure, de la menuiserie, de la danse, du théâtre…

Le spectacle (déjà joué quatre fois) se jouera encore à l’automne, il a été vu par des représentant·e·s de la mairie, du Conseil Départemental et de la DRCSPP (Directions Régionales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale). Il a ému nombre de personnes. D’autres scènes vont être ajoutées. Un film a été tourné qui permet de le mettre en valeur.

Le Bafa est une suite possible mais pas obligée pour les jeunes bénéficiaires de l’accueil. La DRCSPP n’étant pas le ministère de l’intérieur, la validation des stages nous paraît techniquement possible.

Depuis 3 ans, 150 jeunes ont été touché·es et environ 10 à 15 par jour. Ce sont très majoritairement des garçons (les filles ayant été happées par des réseaux de prostitution.)

Il est à noter que les jeunes ne sont pas dupes sur le fait que cet accueil est une manne de financement pour les associations et veulent savoir ce qui est fait de la tune.

Ce projet a permis de mixer les situations d’expatriations et de permettre (dans le cadre du volontariat et d’échanges de jeunes) à des encadrant·e·s de se rencontrer et de comprendre la notion d’Éducation nouvelle plus facilement qu’en lisant le manifeste.

On en est au balbutiement, d’autres projets vont voir le jour.

La présentation terminée, les participant·e·s réagissent et interrogent les trois intervenant·e·s. Gageons que la mise en avant de ce projet ait l’heur de permettre son essaimage sous d’autres formes, dans un autre contexte, en tenant compte des particularités des territoires.


D’après les propos de Clémentine Gamper, de Malik et d’Ali.




28/08/2018
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