Editorial du VEN n°544 "Le volontariat, un enjeu de société"

Depuis leur création, les Ceméa considèrent que le volontariat a toute sa place
dans les modes d’engagement des jeunes et des moins jeunes à côté d’autres
modalités d’engagement comme celle du bénévolat. De ce point de vue, considérant
le fait que le cadre du service civique s’appuie sur un engagement
volontaire au service de l’intérêt général, nous avons fait le choix de nous
engager dans ce dispositif.


L’accueil d’un volontaire en service civique, pensé avant tout comme la
rencontre entre un projet relevant de l’intérêt général et un projet personnel
d’engagement d’un jeune situe les missions confiées aux jeunes comme complémentaires
de l’action des salariés et des bénévoles. Elles doivent permettre
aux Ceméa d’expérimenter ou de développer de nouveaux projets au service
des bénéficiaires de nos actions, de démultiplier l’impact d’actions existantes
en touchant davantage de bénéficiaires ou de renforcer la qualité de ce que
nous développons. Le dossier de ce numéro consacré au volontariat illustre
cette implication.

La mixité sociale est l’un des objectifs assignés au service civique. Si l’agence du
service civique a notamment pour mission de veiller à l’égal accès de tous les
citoyens au service civique, il est de notre responsabilité de mouvement
d’éducation, parce que cela est dans notre projet politique, de créer les conditions
permettant d’assurer la mixité sociale des volontaires accueillis tant en termes de
niveaux de formation, de genre, d’âge, de milieu social, d’origines culturelles, que
de lieux de vie.

En termes de statut, les volontaires en service civique relèvent d’un statut
juridique à part, défini dans le code du Service national. Le code du Travail ne
s’applique donc pas aux volontaires en service civique. En particulier, l’article
L. 120-7 du code du Service national dispose que le contrat de service civique
organise une collaboration exclusive de tout lien de subordination entre
le volontaire et l’organisme qui l’accueille, à la différence d’un contrat de travail.
Cette absence de lien de subordination, est l’un des éléments-clefs qui fonde
la dimension politique de l’engagement volontaire. Trop souvent oubliée dans
les expressions d’aujourd’hui liées au Contrat d’engagement éducatif (CEE),
cette dimension est pourtant de celles qui identifient le sens politique du
volontariat. Cette dimension politique caractérise l’ambition de notre mouvement
d’Education nouvelle de servir au renforcement et à la valorisation de son projet
associatif par la valeur citoyenne du volontariat, sa portée locale et son intégration
dans la dynamique globale de notre projet.

Jean-Luc
Cazaillon

Directeur général
des Ceméa

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12/12/2011




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