21/01/2016
Rénovation des diplômes professionnels - introduction au Ca n° 93 "Environnement urbain"


Après les diplômes de l’animation volontaire, c’est au tour de ceux de l’animation professionnelle d’être mis à jour. Le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a mis au travail plusieurs pistes de rénovation placées sous le signe de la simplification et de l’harmonisation.

Voir et lire le sommaire n° 93

Au terme d’un processus entamé au printemps 2013, les contours de la réforme des diplômes de l’animation professionnelle se précisent. Les différents groupes paritaires mis en place depuis un an par le ministère de la Jeunesse et des Sports finalisent leurs travaux avant que les textes réglementaires soient soumis à la commission professionnelle consultative. Au cœur de ces travaux de rénovation des diplômes, nous trouvons les scénarios de réforme proposés en février 2014 par la mission relative à l’évaluation de la politique ministérielle de formation et de certification aux métiers du sport et de l’animation. À la suite d’une mission de diagnostic, l’inspection générale de la Jeunesse et des Sports y formule une quarantaine de préconisations. Celles ci sont travaillées par des groupes paritaires associant représentants de la branche, syndicats, organismes de formation et administrations. Les objectifs sont une simplification administrative à l’organisation et au suivi de ces formations (habilitation, jury, certification), une simplification pédagogique et une harmonisation des diplômes de la filière du BPJEPS [1] au [2]

Il s’agit aussi de conforter la notion de diplôme d’État, l’égalité de traitement sur le territoire et assurer un meilleur contrôle des organismes de formation. Le renforcement du principe de diplôme d’État devrait se concrétiser – et nous nous en félicitons – par un cadre plus clair et précis des modalités de certification des unités de compétences (UC) en vue de l’obtention du diplôme, laissant moins de place à des interprétations et à des certifications différentes suivant les régions.

UNE NOUVELLE ARCHITECTURE POUR LE BPJEPS

Le BPJEPS comportera désormais 4 UC et non plus 10 comme actuellement. Le tronc commun entre le sport et l’animation est maintenu et même renforcé : les UC 1 et 2 seront communes avec le sport et donc une fois obtenues valables pour tous les BPJEPS quelle que soit la spécialité, animation ou éducateur sportif. La spécialité animation se décline en 6 mentions : animation sociale, animation culturelle, technologies de l’information et de la communication, éducation à l’environnement et au développement durable, cirque et loisirs tous publics – ces appellations risquent de changer. La question du volume horaire des formations est en discussion. Actuellement il est de 600 heures en formation initiale mais une diminution est envisagée qui permettrait évidemment de baisser les coûts et aussi, sans doute, de pouvoir organiser cette formation sur des délais plus courts. Les associations de jeunesse et d’Éducation populaire militent pour maintenir un volume conséquent permettant d’assurer une réelle formation professionnelle en alternance. Il faut du temps pour former un professionnel. Une formation en alternance c’est du temps en formation théorique et du temps en pratique sur le terrain ; sachant qu’évidemment il s’agit d’un volume théorique pour la formation initiale et qu’il peut diminuer en formation continue grâce aux possibilités d’allégement de la formation.

PRENDRE EN COMPTE L’EXPÉRIENCE DE TERRAIN Il reste à traiter la question de la valorisation des compétences acquises dans d’autres cadres, tel que l’engagement dans le volontariat. En effet, avoir acquis des compétences dans la direction d’ACM par une formation théorique et pratique doit être reconnu dans la formation professionnelle d’animateur, c’est une évidence ! On peut aussi envisager de valoriser le certificat de qualification professionnelle animateur périscolaire (CQP). Le brevet d’aptitude aux fonctions de directeur et le CQP pourraient dans ce cadre, permettre l’obtention d’une partie du diplôme, faisant office de tremplin vers le BPJEPS (niveau 4) pour le plus grand nombre des animateurs. Nous continuons à défendre la promotion sociale, l’alternance, la reconnaissance des acquis de l’expérience inscrits dans une logique de formation permanente, valeurs et principes portés par l’Éducation populaire depuis toujours.


Notes :

[1] Brevet professionnel de la jeunesse, de l’Éducation populaire et des sports.

[2] Diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’Éducation populaire et des sports.




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