Assises du journalisme, le 20 janvier dernier : « Information et citoyenneté » : les citoyens s’organisent. Les Ceméa avec la Ligue de l’Enseignement et les Francas créent une association.


Trois mouvements d’éducation populaire : les CEMEA, Les FRANCAS et la Ligue de l’enseignement ont annoncé la création de l’association « Information et Citoyenneté » Son objectif est de militer pour le droit à une information de qualité et de créer des espaces de dialogue entre les éditeurs, les journalistes et le public notamment.


"Une première initiative pour cette association "

Il est acquis que le droit à l’information libre, pluraliste et indépendante est l’une des principales conditions de la démocratie. Pour autant les citoyens n’en sont pas ou peu partie prenante. En créant, l’association « Information et citoyenneté » les trois mouvements d’éducation populaire (Ceméa, Francas, Ligue….) ont répondu présents à l’invitation de l’association « Journalisme et citoyenneté » pour construire cette alliance indispensable entre les médias, les journalistes, les éditeurs et leurs usagers. Progressivement et en se rapprochant des autres initiatives existantes : associations de consommateurs, sociétés de lecteurs…ils ont l’ambition de donner un sens au concept toujours flou de « public ».

Tout se passe comme si la télévision, la radio et la presse écrite n’avaient à faire qu’à des consommateurs, jamais à des téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs. Les uns et les autres n’existent qu’en termes d’audience, de nombres : la quantité et non la qualité.

IL convient de constater que l’impasse sur les « usagers » est quasi systématique. Lorsqu’il a été question de l’avenir de la télévision publique, la commission Copé n’a auditionné aucun représentant de la société civile, oubliant au passage que payer une redevance rend les citoyens copropriétaires de la télévision publique. Les états généraux de la presse se sont déroulés sans véritablement prendre en compte les lecteurs, ce qui a conduit notamment Laurent Joffrin à s’interroger dans une tribune justement intitulée « Médias : des Etats généraux sans tiers état ? »*. Tout se passe comme si la télévision, la radio et la presse écrite n’avaient à faire qu’à des consommateurs sans droits , jamais à des téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs. Les uns et les autres n’existent qu’en termes d’audience, de nombres : la quantité et non la qualité.
Peut être parce que les citoyens ne le revendiquent pas suffisamment haut et fort. Peut être parce que les différentes associations n’ont pas su ou pu se faire entendre. En tout cas, si la notion de cible-marketing est maîtrisée, celle de public citoyen reste floue et inachevée.
Alors comment participer à la défense de ce droit à une information de qualité.
Comment y parvenir alors que les enquêtes d’opinion montrent que le fameux public se méfie toujours plus des systèmes d’information . Alors qu’il est de plus en plus démuni face aux informations qui arrivent souvent de partout, sans hiérarchie, sous toutes les formes, sans vérification…

Depuis des années, le public reproche aux journalistes leurs errements, leurs liens, ou pire leurs connivences avec les pouvoirs politiques ou économiques, leur manque d’indépendance, l’opacité du financement de leur support.
Pour le moins le malentendu s’est installé, c’est pourquoi devant l’urgence et l’importance des enjeux, il convient donc de tisser ou de retisser une véritable relation de confiance pour faire en sorte, comme Nathalie Dollé nous y invitait dans le dernier numéro des Idées en Mouvement que « l’information journalistique éclaire des citoyens/ consommateurs , anime le débat démocratique, donne des outils pour que chacun construise sa liberté de penser et d’agir ». Il est devenu indispensable d’associer les usagers aux débats sur le droit à une information de qualité.

Il est devenu indispensable de trouver les formes d’une association durable entre les récepteurs et les producteurs d’information générale : en confortant l’existant après un état des lieux digne de ce nom ; en inventant d’autres relations entre les professionnels : journalistes, éditeurs et les usagers (coopération, échanges, médiation….). Afin que la notion de public prenne sens en tant que force constituée et consciente d’elle-même. C’est à cette tâche nécessaire que s’attelle « Information et citoyenneté » avec tous ceux qui voudront bien rejoindre cette dynamique.

* Tribune parue dans Libération du 1 octobre 2008

Contact pour les CEMEA : Christian Gautellier


"Une première initiative pour cette association "
(poids : 4959298 - Format : WAV)


Poster un message
Par mesure de sécurité et suite à la recrudescence de spams, le forum est supprimé. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.
La présentation des Ceméa et de leur projet
Qui sommes-nous ?
Historique des Ceméa
Le manifeste (Version 2016) - 12 thématiques
Contactez-nous
Les Ceméa en action
Rapports d’activité annuels
Agenda et évènements
Collectifs - Agir - Soutenir
Congrés 2015 - Grenoble
REN 2018 Valras
Prises de position des Ceméa
Textes et actualités militants
Groupes d’activités
Fiches d’activités
Répertoire de ressources (Archives)
Textes de références
Les grands pédagogues
Sélection de sites partenaires
Textes du journal officiel
Liens
Vers l’Education Nouvelle
Cahiers de l’Animation
Vie Sociale et Traitements
Les Nouveautés
Télécharger
le catalogue
Nos archives en téléchargement
gratuit
Commander en ligne
BAFA - BAFD - ANIMATION VOLONTAIRE
FORMATION ANIMATION Professionnelle
Desjeps
Dejeps
Bpjeps
Bapaat
Formation courte
FORMATION PROFESSIONNELLE DU CHAMPS SOCIAL
Éducation spécialisée
Moniteur éducateur
Caferius
Formateur Professionnel d'Adulte - Conseiller en insertion
Préparation au DEAVS, au CAFERUIS, au CAFDES
CURSUS UNIVERSITAIRE
SANTE MENTALE 2018
Dans et autour de l’école
Europe et International
Les vacances et les loisirs
Politiques sociales
Pratiques culturelles
MÉDIAS, ÉDUCATION CRITIQUE et ENGAGEMENT CITOYEN