||24 octobre 2007
AVANT-PROPOS
Notre démocratie se dépolitise et se pipolise !
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Notre démocratie se dépolitise et se pipolise ! Et la politique spectacle tue le politique ou plutôt le façonne à son image ! Mais n’est-ce pas, d’ailleurs, la fonction première de la pipolisation de la vie politique que de faire écran aux débats de fonds sur les choix de société et captiver les électeurs - ce que Freud appelait la psychologie des masses – en jouant de la fausse proximité de leurs espaces privés avec ceux des nouvelles stars-idoles politiques, pour mieux leur faire entendre raison sur leur sort ?

Et la démocratie se dépolitise d’autant plus qu’elle se pipolise, comme un nouvel opium du peuple, soumise à la volonté ou à la toute puissance des médias et de la télévision en particulier. Lentement mais sûrement les médias continuent leur travail de sape de l’espace démocratique et de la réalité de ses enjeux ou plutôt de travestissement de cet espace par de subtiles glissements sémantiques, très bien mis en évidence par Eric Hazan dans son livre La Propagande au quotidien.

Et qu’en disent les citoyens, ces usagers-consommateurs-téléspectateurs, à qui on demande même de participer ? C’est selon, à en lire les sondages qui participent désormais eux aussi à la mise en œuvre du pulsionnel de masse.
« Nous sommes dans une société fondée sur l’illusion de la transparence », dit le sociologue des médias Remy Rieffel à propos des ventes exceptionnelles de la presse people, « où les gens eux-mêmes ont besoin de se mettre en scène, de composer un personnage qu’on montre aux autres ».
Heureusement certains appellent à une insurrection de nos consciences ; ainsi le philosophe Bernard Stiegler dans son livre La Télécratie contre la démocratie, qui en appelle à la résistance face à ce populisme ambiant, en réinvestissant l’école pour repolitiser la démocratie. Pour que « l’école transforme la technique télé-cratique en technique démo-cratique ».
En tant que mouvement d’éducation nouvelle, on ne peut qu’être d’accord avec cette analyse pour réinvestir même au-delà de l’école, tous les lieux d’éducation dite non formelle, que nous préférons continuer à appeler d’éducation populaire, pour ne pas abandonner l’espace démocratique à la médiocrité fût-elle majoritaire dans notre pays, et laisser les médias décider à notre place de ce qui est politique.



24/10/2007
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