Intervention de clôture du Directeur général adjoint des Ceméa journées pédagogiques "Aider l’adolescent à être soi "
Jean-Luc CAZAILLON - 09 OCTOBRE 2008 AURILLAC (CANTAL) -

Dans le cadre de cette intervention, Jean-Luc Cazaillon dénonce la suppression importante de moyens financiers et humains faites aux associations complémentaires de l’école publique ( Voir fin de son intervention).

Organiser en cette période, en ce lieu, une telle rencontre relevait d’un double pari : celui tout d’abord de ne pas faire de cette manifestation une énième journée d’étude, un énième colloque sur les jeunes (cette année est particulièrement prolixe de ce point de vue), celui enfin de proposer un mode de travail particulier, spécifique au regard de ce que nous sommes, caractéristique de la façon dont nous voulons mettre au travail les questions éducatives. C’est ainsi qu’à travers un vivre ensemble aménagé en lien étroit avec les acteurs locaux, un peu plus de 100 participants, élus locaux, acteurs du terrain de l’animation et de l’éducation spécialisée, de l’école et du travail social, venus de Métropole et de l’Outre-Mer, ont échangé, pendant trois jours, sur des pratiques. Parfois, au risque de décevoir les chercheurs de recettes toutes faites et rapides, nous avons redit que le travail éducatif est difficile et que ses résultats sont à apprécier avec un certain recul, au regard de l’évolution de l’humanité.

Prendre le temps, se déplacer loin de son lieu de vie et de travail, vivre une rencontre collective, intergénérationnelle, interprofessionnelle inter genre, mixte, tout cela peut paraître aux yeux de certains un luxe et une non urgence face à tout ce qui brûle dans notre société, face à tous ceux et celles qui souffrent et sont exclus. Pour agir en éducation, il faut encore et toujours mettre des mots, réfléchir au quotidien et à plusieurs. Il faut instituer des espaces et des temps intermédiaires où peuvent s’élaborer de nouvelles pratiques, se consolider et se socialiser des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. Ce faisant, se construisent des identités professionnelles qui existent, non pas les unes à la place des autres, non pas les unes contre les autres, mais les unes avec les autres.

Que tous ceux et celles qui ont contribué à ce succès en soient remerciés.

Mes remerciements vont à toute l’équipe municipale d’Aurillac et à ses élus. Monsieur le Maire le disait mardi dernier, c’est un véritable partenariat qui s’est instauré, construit entre la ville d’Aurillac et les CEMEA. Ce lien là porte du sens. Il porte le sens de la complémentarité des actions, des approches. Il indique, sur le fond, que réfléchir l’action des équipes de terrain c’est d’abord fixer le sens de l’acte éducatif, c’est d’abord partager une même vision des jeunes. Tout cela n’est possible que dans le respect des rôles, des compétences, dans la confiance construite au fil des ans. Je voudrais pouvoir dire « rendez-vous à Aurillac en 2010 », l’actualité récente me contraint à devoir modérer mes ardeurs. J’y reviendrai.

Mes remerciements vont aussi à tous les professionnels du secteur social, de l’animation, de l’Education, aux professionnels des services jeunesse, aux élus de plusieurs collectivités qui ont pris le temps de la rencontre.

Ils vont bien entendu aux équipes des Ceméa tant d’Auvergne que du niveau national et à tous les militants de notre mouvement.

Ils vont aussi à Accent Jeunes, association Aurillacoise en charge de la prévention spécialisée. Deux éducateurs, une stagiaires éducatrice ont encadré pendant ces 3 jours 8 jeunes qui ont assuré la préparation, le service et la vaisselle des repas. Cela représente 160 heures de travail rémunérées à 110% du SMIC. Je leur adresse nos remerciements en notre nom à tous pour la qualité du travail ainsi accompli.

EN AVAL DES QUESTIONS D’ENFANCE, LA QUESTION ADOLESCENTE NE
SUSPEND PAS CELLE DE LA JEUNESSE, DES JEUNESSES. CELLE-CI NOUS
INVITE A QUITTER QUELQUE PEU LA SPHERE DU PEDAGOGIQUE ET DE
L’EDUCATIF OU DU MOINS DE LA REPENSER DIFFEREMMENT (Patrick DESSEZ)…

Adolescence parce qu’on considère que c’est la période entre 12-16 / 12-18 ans qui précède la jeunesse mais aussi et peut-être surtout, parce que la jeunesse renvoie à une dimension politique, sociale, économique ; c’est un objet ou un concept sociologique. L’adolescence renvoie elle, plutôt à une dimension physiologique, psychologique, psycho-affective ; c’est plus un objet ou un concept éducatif et pédagogique, et c’est par cette entrée que nous avons souhaité aborder la question.

Les deux dimensions sont bien sûr indissociables et interagissent l’une sur l’autre. Nous avons au sein des CEMÉA assez travaillé les apports d’Henri WALLON pour ne pas oublier l’importance de l’influence du milieu sur les personnes et les déterminismes qu’il peut engendrer.

Il nous faut prendre en compte ces dimensions économiques et sociales et en particulier le creusement des inégalités de toutes sortes liées à l’accentuation des politiques néo-libérales partout dans le monde.

Ce sont elles qui sont en grande partie responsable plus ou moins directement du chômage, du manque de perspectives, de la panne de l’ascenseur social, de l’échec scolaire, des habitats ghettos, et des violences sociales. Ce sont elles qui font le lit des fondamentalismes, du racisme et de la xénophobie, qui redonnent vigueur aux mythologies et à l’irrationnel. Il est bien sur nécessaire de dénoncer et de lutter contre ces inégalités et leurs conséquences, et même de chercher avec pugnacité des réponses à celles-ci dans la quotidienneté de l’action. Cela passe aussi nécessairement par des changements profonds dans les fondements même de la société et par des alternatives politiques. C’est principalement le rôle d’autres forces sociales que sont les partis politiques, les syndicats et leurs organisations de jeunesse ; le mouvement altermondialiste nous a montré que de nouveaux acteurs sont aussi à considérer aujourd’hui surtout s’ils ne se contentent pas de la critique de l’existant mais sont capables de proposer des alternatives crédibles.

Tout cela invite à définir ce que pourrait être une politique globale de la jeunesse et à repérer comment prendre en compte les réelles et légitimes inquiétudes d’avenir qui sont les leurs : entrée dans la vie adulte, premier emploi, logement…

Pour cela, il faudrait pouvoir passer de la seule addition ou juxtaposition de politiques sectorielles (loisirs, santé, scolarité, culture, prévention de la délinquance) à une politique jeunesse mieux coordonnée à l’échelle des territoires à taille humaine et pas seulement administrative. Cela réinterroge par exemple la politique de carte scolaire comme les choix d’implantation des structures culturelles sportives ou sociales.

Il ne peut s’agir de décentraliser à tout crin quand on mesure déjà les inégalités produites par la décentralisation actuelle, loin des nouvelles solidarités financières pourtant nécessaires.

Or, les compétences territoriales en matière de jeunesse et d’éducation font justement débat.

Même si des pratiques adaptées existent comme en témoigne le partenariat avec Aurillac, les acteurs de terrain ici présents, les associations comme les élus et les services publics savent qu’il y a loin de l’intention à la réalisation pour construire de vrais projets éducatifs locaux intégrant les projets d’établissements, ceux des pays, des bassins d’emploi ou de formation. Il y a loin entre ce que nous savons de la nécessaire cohérence des projets, des pratiques, des actions spécifiques de chacun des acteurs impliqués à la mise en vie d’une réelle cohérence éducative de terrain qui s’appuie sur le décloisonnement des services, une définition partagée et co-construite d’un acte éducatif permettant « de comprendre pour transformer et de transformer pour comprendre » (Patrick DESSEZ)

A ce moment de mon propos, quelques évidences…. Qui comme toutes évidences méritent d’être rappelées :

• Toute action concertée demande du temps. C’est évident. C’est coûteux. Cela exige beaucoup de compétences et souvent de haut niveau pour se comprendre et demeurer capable d’agir. Or, la formation professionnelle initiale et continue est largement insuffisante.
• Toute action concertée demande des organisations relativement pérennes et stabilisées dans leur projet et leur financement. Or, les choix politiques récents, l’annualité des budgets ne rend pas facile l’application d’un principe de programmation pluriannuelle qui apparaît pourtant en matière de jeunesse et d’éducation comme une nécessité.
• Toute action concertée demande de revenir sur le choix exclusif et massif d’aide à la personne au détriment de l’aide aux structures. L’aide à la personne conduit à survaloriser les actions et projets individuels au détriment d’actions et de projets collectifs si nécessaires à notre capacité à vivre ensemble.
• Enfin, toute action concertée demande suffisamment de professionnels sur le terrain pour assurer à la fois l’activité directe comme sa préparation et son évaluation qui ne peuvent pas être enlevées totalement, aux acteurs eux-mêmes quand il s’agit de jeunesse et d’éducation. Cette action ne peut être dévolue exclusivement à des experts extérieurs.

La définition et la mise en œuvre d’une telle politique de jeunesse articulant logiques de publics, d’activités, de territoires, d’établissements ne sont et ne seront jamais faciles. Il convient donc que chacun assume ses responsabilités dans le respect de celles des autres.

Comment alors expliquer :

Que le programme Sport du projet de loi de finances 2009 augmente de +6,2% (2008 +1,4%) pendant que le programme Jeunesse et vie associative 2009 diminue de -11,2% (2008 -2,6%). Le texte de présentation de ce programme en parle en ces termes : "Dans le secteur de la jeunesse et de la vie associative, l’effort budgétaire sera maintenu en 2009" C’est le nouveau français budgétaire : "maintenu" cela veut dire -11,2%. Alors si on dit "baisse" c’est combien de % ?

Au sein du programme JVA la ligne "soutien national aux réseaux associatifs" passe de 11M d’euros à 10,5 (-11,5%) et au sein de cette ligne les conventions pluri annuelles d’objectifs baissent de 15%.

Pour l’agriculture c’est la suppression pure et simple de la ligne "Animation rurale" donc plus de subventions du tout et plus de postes FONJEP.

Patrick DESSEZ nous invitait à nommer les émotions, à mettre des mots.

J’ai donc envie de vous dire que « j’ai la rage ». Pas cette « rage » pulsionnelle des grands ados décrite hier par Patrick DESSEZ, non, cette « rage » politique, radicale, réfléchie et engagée des enragés de 68 comme le disait si bien le journal de SINE .

« J’ai la rage »
D’une politique d’Etat visant à moins d’Etat, à la dérégulation et au délitement du lien social dans une « société de la sensation ».

« J’ai la rage »
De la symbolique d’un plan Paulson volant au secours des banques et du grand capital mais qui laisse dans la misère des millions de citoyens abusés, manipulés, trompés.

« J’ai la rage »
D’une politique d’Etat qui vient de retirer aux grandes fédérations d’Education Populaire les moyens de leur existence en diminuant de 25% (2008 et 2009) les subventions liées aux actions complémentaires qu’elles conduisaient en lien avec le Ministère de l’Education Nationale. Cela représente un désengagement à hauteur de 600.000 € pour les CEMEA en 2008. Nous l’avons appris avant-hier.

« J’ai la rage »
D’une politique d’Etat qui autorise le Président de la République à qualifier notre action de « remarquable » lors de sa visite au Centre de Vacances de la Ligue à Batz sur Mer quand quelques mois après Xavier DARCOS, après avoir conduit la suppression des enseignants mis à disposition, annonce la suppression de la compensation financière des enseignants détachés. Ce sont ainsi plus de 60 ETP qui seront questionnés demain aux CEMEA. Je fais cependant Monsieur le Ministre, le pari que ces enseignants là ne « rentreront pas tous au bercail »…

« J’ai la rage »
Du dévoiement de la notion de complémentarité, de la notion de partenariat, du délitement des services publics et donc des missions de service public que nous conduisons encore aujourd’hui, de la « laïcité positive » qui dénature ainsi le sens même de ce qu’est la laïcité mais ouvre clairement la voie aux renforcements des communautarismes, au poids des religions, des « réformes » qui ne sont en réalité que des régressions abusivement masquées derrière un mot au sens détourné.

Comment comprendre le monde d’aujourd’hui, comment expliquer ce monde là ? Comment conduire une action éducative dans un tel contexte, quand ce que nous disons, quand les valeurs que nous portons sont à ce point à contre courant des valeurs dominantes ?

« Nous avons gagné la bataille idéologique » François FILLON
« Aujourd’hui, nos idées et valeurs sont acceptées par les Français » Patrick DEVEDJIAN.

Cette montée d’un conservatisme assumé et conquérant est patente, outrancière, lisible dans chaque décision, chaque prise de position politique.

Comment nier par ailleurs la mise à mal d’une certaine forme de conception de la République, et de la Démocratie quand les options philosophiques personnelles du Président de la République deviennent à elles seules la position officielle de la France.

Les CEMEA, sans confondre les rôles, en conservant les approches singulières de mouvement d’éducation qui ne sont ni celles d’un parti politique ni celles d’un syndicat, prennent leur part dans cette lutte idéologique, cette lutte des idées qui est en fait une lutte politique. Notre raison d’être, le sens de notre intervention, le sens de nos actions résident plus que jamais dans la volonté d’agir au service d’une réelle transformation de cette société là.

Quand certains nous disent ou se plaisent à penser que l’Education populaire est « has been », que nos valeurs sont dépassées, que notre vieux projet n’est plus dans le coup, je nous encourage à affirmer plus que jamais que nos principes fondateurs sont d’actualités, que nos idées forces sont en phase avec les besoins d’un grand nombre de nos concitoyens. Relisons nos projets pour mesurer à quel point nos ambitions, nos combats, sont actuels. Mesurons plus que jamais en quoi ceux-ci sont porteurs d’alternatives.

L’Education est politique, engagée, impliquée. Elle n’est pas neutre. Il faut que chacune et chacun se sente investi, concerné, solidaire, que chacune et chacun, à sa mesure s’implique dans ce combat, car c’est un combat que d’affirmer aujourd’hui une autre conception de l’Homme et des rapports humains, une autre vision de la société où les jeunes seront acteurs de leur vie et non consommateurs d’un vaste marché. C’est le sens politique profond des valeurs de l’éducation nouvelle que je vous invite à mettre au cœur de vos pratiques, de vos idées, de vos propositions.

Je ne sais comment nous serons demain. Je sais cependant que l’engagement militant SERA. Il sera nécessaire, vital, indispensable pour porter un projet politique alternatif, ambitieux pour la Jeunesse de notre pays.

Un projet

-  Qui, porteur d’une vision positive, nous aide à « renforcer les compétences pour ne pas seulement prévenir les vulnérabilités »,
-  Qui nous fasse aller vers des politiques du bien être, de la bienveillance et non de la seule réparation sociale,
-  Qui situe le principe de coresponsabilité, de coéducation comme l’un des facteurs essentiel du traitement des difficultés des jeunes et des carences dans la prise en charge et l’accompagnement éducatifs des adolescents,
-  Qui contribue à déculpabiliser les parents, leur apporte des points d’appui et évite le sentiment de ne pas être pris en compte dans leur propre douleur et difficulté liées à la situation à laquelle ils ont à faire face. Il est nécessaire pour cela que chaque institution engagée dans cette démarche globale adopte cette même posture
-  Qui inscrive notre action dans des temps où alterneront les tentatives et les erreurs, les espoirs et les rechutes, les investissements et les retraits. Il s’agit alors d’un véritable processus d’accompagnement éducatif pour décrire notre action auprès des adolescents.
-  Qui, considérant la Jeunesse comme une chance, nous permettra d’agir pour renforcer la place des jeunes dans la démocratie en favorisant leur participation aux différents lieux de concertation et décision et en valorisant leur engagement,
-  Qui assure la promotion de l’autonomie et de l’émancipation des jeunes en leur permettant d’être acteur de leur projet de vie, en facilitant leur parcours en terme d’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé, aux droits, aux loisirs, à la mobilité.
-  Qui redonne du sens au principe d’égalité qui ne peut exister que dans un projet d’éducation global qui reconnaisse et soutienne les démarches d’éducation non formelles aux côtés des politiques publiques.

Cet appel s’adresse à tous. Il n’oublie pas les collectivités locales dont les moyens d’action ne sont pas extensibles alors que la décentralisation fait peser sur elles des charges de plus en plus lourdes.

Mais il concerne aussi la vie associative. La vrai, celle qui requiert un droit d’initiative, l’autonomie de son projet et une liberté d’organisation. Si son principe fondateur reste le bénévolat, sa capacité d’innovation et sa contribution aux politiques publiques nécessitent l’instauration d’outils de dialogue et de négociations analogues à ceux utilisés pour le dialogue social.

Ces rappels ne nous ont pas éloignés du cœur de la question éducative. Car que serait l’action éducative sans les associations ? Je ne pouvais pas passer sous silence la situation faite au secteur associatif dans une telle manifestation. Je pense en effet que le risque le plus grand serait la banalisation du fait associatif non lucratif et sa confusion avec d’autres organisations, elles à but strictement lucratif. Mais cette tendance est annoncée, amorcée comme par exemple en Basse Normandie où une collectivité locale a confié la gestion des loisirs collectifs à une entreprise privée.

Je voudrais au terme de cette rencontre redire que l’éducation est une affaire trop sérieuse et trop précieuse dans une démocratie pour la laisser à une seule institution.

C’est pourquoi les CEMEA agissent avec d’autres pour défendre et mettre en œuvre une éducation de tous les instants. Ils cherchent à faire de l’éducation un lieu de militantisme de tous ceux qui sont concernés.

Ces trois jours ont été une nouvelle contribution nécessaire. Elle est sans doute bien loin d’être suffisante, mais elle s’inscrit dans un processus que nous avons partagé ensemble, ici à Aurillac. Alors rien que pour ça, ces rencontres méritaient d’être vécues.

Pourrons-nous être ensemble ici dans deux ans ? Nous le souhaitons. Des idées germent déjà avec la mairie d’Aurillac pour ancrer encore plus ces rencontres dans les questions locales de Jeunesse. Mais avec quels moyens pourrons nous conduire ces actions ? Les coups violents assénés ces derniers jours invitent à une grande prudence.

Je n’ose dire que la lutte continue, enfin si j’ai osé le dire…. Je le pense profondément.

Je vous remercie de votre écoute et j’espère de votre compréhension.

JEAN LUC CAZAILLON Directeur général adjoint des Ceméa


17/10/2008




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