ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

Campagne électorale 2012 présidentielle et législatives, les Ceméa affichent leurs propositions

La présence du mouvement Ceméa dans tous
les lieux de débat concernant ces élections
est particulièrement importante au regard
de leur projet, de son influence sur les politiques
publiques et de son développement.
C’est un enjeu politique et stratégique de
premier plan dans les trois mois à venir.

Un ensemble de supports

• Un document principal (3 volets) présentant
les valeurs, les références du mouvement,
nos propositions au regard des politiques
publiques, les axes prioritaires des
positions issus de leur Congrès d’Aix-en-
Provence.

• Des feuillets présentant sur
des domaines précis des propositions/
contributions pouvant « alimenter » très
concrètement un projet de loi, une orientation
d’un ministre ou de son cabinet...
Les Ceméa identifie cinq concernant : le
volontariat dans l’animation, l’accompagnement
éducatif et la co-éducation, la formation
des acteurs éducatifs, l’insertion sociale
et professionnelle des jeunes, les mineurs
délinquants.


 Des valeurs, des références, ancrent les propositions des Ceméa

- La laïcité au cœur du pacte républicain
Contribution proposition : Les Ceméa exigent de l’Etat et de l’ensemble des pouvoirs publics
de respecter et de faire appliquer pleinement les principes
qui fondent la laïcité : la liberté de conscience, la séparation
des églises et de l’ État, le libre exercice de tous les cultes et
de l’athéisme, le respect des droits humains et de la diversité
culturelle.

- Économie sociale et solidaire, service public, l’alternative au tout libéral
Contribution proposition : Les Ceméa ne revendiquent que les secteurs d’intérêt général
n’obéissent pas aux règles de la concurrence. Ils exigent la reconnaissance,
la valorisation et la promotion de l’engagement
des bénévoles et volontaires dans l’espace public.

- Économie sociale et solidaire, service public, l’alternative au tout libéral
Contribution proposition : Les Ceméa revendiquent le caractère émancipateur et promotionnel
des formations et des accompagnements qu’ils conduisent.
Ils réfutent l’idée de les réduire à la seule nécessité
Immédiate d’insertion et d’employabilité.

 Des engagements… pour la vie associative, contributions au débat

Les associations co-conceptrices des politiques publiques

Les Ceméa, co-acteurs de l’intérêt général et du bien public,

Contribution proposition : Les Ceméa demandent un engagement des pouvoirs publics à soutenir et à favoriser la mise en
place des cadres juridiques, fiscaux, réglementaires, voire législatifs, à l’échelle européenne et
nationale, qui permettent à cette action associative, d’exister et de se développer comme tiers
secteur, en complémentarité des services publics et à côté du secteur marchand.

… au service de l’ensemble
de la population

 … au service de l’ensemble de la population

Contribution proposition : Face à un constat d’approches très parcellaires ou de logique de guichets,
les Ceméa proposent une approche globale de l’éducation, en
mettant les acteurs et les lieux dans une dynamique de continuité éducative,
valorisant les acquis tant citoyens, culturels que scolaires.
Au plus près des territoires, et dans le cadre d’une politique de jeunesse,
la préoccupation des adolescents (12-14 ans) est centrale…
leur formation, leur vie sociale, … Travailler sur leur réussite au collège
en articulant leurs temps scolaires et sociaux est essentiel.

Pour garantir la prise en compte de toutes et tous, entre autres celles
et ceux en situation de décrochage, par l’enrichissement mutuel face
au repli individuel, les Ceméa prônent, en appui sur un travail avec
les parents :
• un travail pédagogique partenarial avec les établissements scolaires,
• la mobilisation des associations locales,
• un fonctionnement en équipe professionnelle (pluri-métier), et solidaire.
En mettant en oeuvre :
• des ateliers garantissant des apprentissages,
• des actions culturelles,
• une éducation aux médias,
• des projets de mobilité interculturelle,
• des loisirs émancipateurs,
• des pratiques citoyennes, respectueuses de l’environnement.

document principal (3 volets)

 L’accompagnement éducatif et la co-éducation

Traiter de l’accompagnement éducatif demande de poser quelques préalables :

12 contributions des Ceméa pour l’accompagnement éducatif

- En terme de méthode :
• Par une approche sur les droits des enfants (éducation, bien-être, culture, loisirs, santé) et toujours en les laissant prendre la parole.
• En ne faisant pas l’économie de diagnostics précis, complets pour chaque territoire, intégrant l’ensemble des acteurs.
• Et en instituant des équipes trans-catégorielles de projets.
• En mobilisant les pédagogies actives (coopératives, institutionnelles, nouvelles…).
• En valorisant toutes les formes de réussite et sur les différents terrains.

-  En terme de structure :
• Les dispositifs spécifiques peuvent être des espaces d’innovation,
d’expérimentation (et non comme on le voit trop souvent des zones de
relégation, des empilages hétérogènes de dispositifs sans lien entre eux).
• Les activités socio culturelles méritent une meilleure reconnaissance et
cela passe également par une reconnaissance des différents statuts
(bénévoles, volontaires, professionnels).
• Les lieux d’écoute doivent se multiplier, se diversifier.
• Éduquer à et par la culture. Les pratiques culturelles restent beaucoup
trop marginales, considérées comme récréatives. On peut là faire sauter
des verrous institutionnels.
• L’orientation (question permanente et très vive chez les lycéens) ne doit pas
rester dans les enclos scolaires. Bâtir son projet de vie s’apprend par des
situations multiples. On peut évoquer la richesse des expériences de volontariat
ou d’engagement social, éducatif, éprouvée avec réussite par les jeunes.
• Nécessité d’aborder les problématiques d’accompagnement éducatif dès le
plus jeune âge, appelant une autre politique publique de la petite enfance.
• La culture des écrans se développe chez les jeunes. Elle est, tout à la fois,
source de multiples apprentissages et d’enfermements… La communauté
éducative est très éloignée de ces médias. Ils peuvent largement contribuer
à un accompagnement éducatif de qualité.

feuillet L’accompagnement éducatif et la co-éducation

 La formation des acteurs éducatifs

14 contributions concrètes des Ceméa pour la
formation des professionnels de l’Éducation

• Offrir des terrains d’alternance diversifiés et à valeur pédagogique
ajoutée : équipes ou établissements pilotes, et terrains
de stages hors école.
• Témoigner d’autres expériences de formation d’adulte en
alternance. L’alternance (terme très réducteur) doit s’appuyer
sur des analyses de pratiques en petits groupes.
• Etendre la valorisation des parcours antérieurs, ou simultanés,
à des expériences variées, multiples, polyvalentes.
• Proposer des réflexions et des mises en situation de projets
d’actions, intégrant des enjeux de société par exemple : parité,
laïcité, citoyenneté, etc.
• Témoigner de nombreuses modalités de travail en équipes
pluri-catégorielles.
• Favoriser l’inscription individuelle et/ou collective (établissements)
dans des réseaux éducatifs.
• Organiser des séquences (des sessions, des modules) transcatégorielles,
des formations communes éducateurs, animateurs,
enseignants, intervenants scolaires).
• Préparer à travailler avec les différents intervenants éducatifs
(AVS, moniteurs sportifs, artistes).
• Permettre l’ouverture culturelle dans l’école également et
hors des logiques marchandes.
• Encourager la participation à des groupes de recherche et
à la formation continue.
• Valoriser les pratiques innovantes, les mises en réseaux par
des publications.
• Apporter une vision plus large par des échanges internationaux,
enseigner la mobilité et ouvrir à l’Europe et au monde.
• Pratiquer la co-éducation sous toutes ses formes.
• Ouvrir à l’éducation aux et par « les écrans ».

feuillet La formation des acteurs éducatifs

 L’insertion sociale et professionnelle des jeunes

L’ampleur des décrochages sociaux de plus en plus de jeunes appelle d’autres
mesures que le renforcement des classiques dispositifs d’aide à l’insertion,
car ces jeunes ne sont pas en capacité de s’engager dans des
actions trop normatives, trop contraignantes par rapport à leurs situations psycho-
affectives.
De longs détours sont nécessaires, qui passent par la construction positive et
la revalorisation de l’estime de soi, et par des apprentissages des compétences
sociales essentielles : comportements sociaux, savoir habiter, rapport aux autres…
S’agissant des jeunes moins en difficulté, les dispositifs gagneraient à être plus
personnalisés, à prendre en compte des possibilités d’interruption, voire des périodes
de régression, à s’appuyer sur des situations professionnelles valorisantes
encadrées par des tuteurs solides.
Enfin, la question de la création d’une allocation de vie doit être traitée, sauf à
reproduire la situation actuelle où les moins de 25 ans en grande difficulté sont
réduits à la plus grande des précarités sociales avant l’accès au RSA.

feuillet L’insertion sociale et professionnelle des jeunes

 Les mineurs délinquants

Ces dernières années, la délinquance des mineurs a été abordée uniquement
sous l’angle répressif. Les institutions d’enfermement se sont multipliées :
CEF (Centres Éducatifs Fermés), EPM (Établissements Pénitentiaires pour
Mineurs), au détriment d’autres placements éducatifs classiques comme les EPE
(Établissements de Placements Éducatifs). Leurs personnels sont souvent peu qualifiés,
et mal encadrés. L’action de ces établissements est mal coordonnée en
amont et en aval du placement ou de la détention des mineurs.
Il est évident qu’il y a besoin d’établissements particuliers permettant de cadrer
et de contenir des adolescents en grande difficulté. Mais avec d’autres projets
éducatifs, des personnels formés et une étroite coordination avec les services
éducatifs intervenant en amont et en aval.
La création des EPPOO (Établissements de Placement Provisoire d’Observation et
d’Orientation) en vue de placements de primo-délinquants fixés pour une durée
maximale de 10 jours ne peut qu’interroger la nature d’un tel projet.
Mais une approche par l’enfermement, fut-il éducatif, ne peut pas pallier ce qui
n’a pas été fait auparavant, de façon moins complexe. Il y a besoin de renforcer
les dispositifs de soutien parental, et de pouvoir rapidement mettre en œuvre
des accompagnements éducatifs adaptés et personnalisés utilisant toute la palette
des possibilités éducatives.
Il y a également besoin de garantir l’action républicaine de la police (racismes,
provocations…), et d’agir en permanence contre les intérêts financiers liés à
l’économie délinquante des cités.

feuillet Les mineurs délinquants

 Pour un statut du volontariat dans l’animation

Les CEMÉA demandent la mise en place d’un réel statut du volontariat dans l’animation des
Accueils Collectifs de Mineurs.

Ce statut de volontariat dans l’animation doit être accessible à tous et cadré par un dispositif garantissant
le sens de l’engagement et protégeant contre toute précarisation de l’emploi. Cet engagement volontaire aura
soit une durée limitée dans l’année, permettant à la personne d’encadrer plusieurs séjours, soit une durée
globale dans la vie.

Ce statut du volontariat dans l’animation des ACM doit, comme tous les autres statuts reconnus aujourd’hui
(service civique, service volontaire européen), prévoir une forme d’indemnisation, dont le caractère symbolique
ne devra pas s’illustrer par des montants ridicules, voire méprisants.
Il doit intégrer une forme de protection sociale, d’obligation de formation et de statut fiscal particulier.

Il doit définir les droits et les devoirs, les obligations, pour les organisateurs qui souhaiteraient accueillir
des volontaires dans leur projet éducatif relatif aux ACM. Il doit aussi renforcer, pour les organismes bénéficiant
de l’habilitation à organiser les formations BAFA et BAFD, les exigences sur le sens de cette habilitation, sur les
obligations et l’éthique qu’elle impose.

Il doit être réfléchi et construit en cohérence avec les travaux déjà en cours au plan européen. La Commission
européenne a inscrit le volontariat dans l’éducation non formelle et l’animation socio éducative dans ses programmes
pour les années à venir. Une dynamique est en route, impulsée par les Ceméa, avec ses partenaires
associatifs et institutionnels européens, pour qu’un passeport européen pour l’animation volontaire soit reconnu
et valorisé.
Le sens éducatif de l’animation volontaire dans les accueils collectifs de mineurs est un des fondements de
l’éducation populaire.

feuillet Pour un statut du volontariat dans l’animation



06/03/2012




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