Pesticides. Le piège se referme

ed. Terres vivantes, 2004

Le livre est une mine d’informations pour qui veut connaître les pesticides et leurs impacts sur les écosystèmes naturels et la santé humaine. Les développements consacrés au DDT ou à la catastrophe de Bhopal (Inde) rappellent combien est grande la dangerosité de molécules insecticides. Beaucoup de substances sont citées, aucune n’est dépourvue d’innocuité. L’extrême nocivité des organo-chlorés et des organophosphorés est bien soulignée. Toute cette chimie débute lors du premier conflit mondial, la guerre de 1914, avec la mise au point de gaz de combat. Elle trouve dans le développement de l’agriculture et ses objectifs successifs de production toujours à la hausse une possibilité extrêmement forte de croissance et de rentabilité financière. L’élimination de pesticides interdits dans les pays du Nord conduit à des situations scandaleuses et assassines. Expédiés dans les pays pauvres du sud ils créent des situations dramatiques et pour les hommes, et pour la nature. C’est un des aspects abordés et pas le moindre. L’ouvrage très solidement documenté est un réquisitoire sévère contre l’agrochimie industrielle. Une industrie qui règne avec des groupes puissants à l’échelle planétaire. L’agrochimie mondialisée met sans cesse au point de nouvelles molécules et l’ouvrage constitue une première base de références et de réflexions. Suivre l’actualité des technologies est nécessaire mais pas forcément avisée pour qui n’a pas une culture scientifique biochimique et biologique minimal mais déjà importante. Des ouvrages comme celui évoqué sont donc nécessaires aux non spécialistes (ouvrages qui devraient se succéder régulièrement pour suivre les évolutions technologiques et leurs impacts sur les milieux et les hommes. Les cultures OGM ne sont qu’évoquées avec une connotation négative, une prise de position partisane. Le débat à ce sujet est ouvert. Une commission parlementaire doit rendre un rapport sur la question. C’est un exemple de débats sociétaux qui vont marquer au XXIe siècle, les rapports entre le vivant considéré au plan scientifique, technique, et besoins des hommes. L’éducation active se doit d’être non seulement attentive à ces débats mais doit aussi intervenir avec ses propres spécificités. PS. Dans les zones où sévit la malaria, le paludisme, aucune molécule nouvelle n’a permis d’obtenir, à faible coût, l’efficacité du DDT. Le problème est des plus difficile à résoudre.

Paul Barnolat



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  • 30/06/2005
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