Focus - Contribution de l’A.T d’Alsace suite à une situation de violence sexiste et sexuelle en son sein

Dans le cadre des Rencontres de l’Education Nouvelle, des espaces appelés "focus" permettent à des militant.e.s de témoigner d’actions originales pouvant être développées sur d’autres territoires.

une vingtaine de participant·e·s (de différentes régions et avec divers statuts), tour de table où chacun et chacune dit pourquoi il ou elle est venu·e à ce focus.

À vrai dire les raisons sont assez semblables.

Il s’agit d’un cas survenu en Alsace et de sa gestion par l’équipe régionale qui a écrit la démarche et la procédure suivie.

À la suite d’un témoignage d’une jeune fille pour viol par un salarié de l’A.T au moment du présupposé acte délictueux.

Ce focus a l’objectif de faire connaître le fruit d’une expérience aux autres régions et aux militant·e·s parce que personne n’est à l’abri et on ne passe pas toujours entre les missiles.

Juliana nous lit l’introduction du document écrit par l’A.T, puis par petits groupes nous avons pour tâche de lire le texte en entier (chacun·e en lit une partie) et de préparer des questions, de réfléchir à un essaimage éventuel puis de repérer la place de l’éducation nouvelle dans le processus développé.

Le binôme Présidente/Directeur a été omniprésent et a assuré les aller-retours entre les différents espaces de traitement de la situation (bureau, C.A et le collectif V.S.S contre les violences sexistes et sexuelles). Dans la démarche, outre l’indéniable mérite qu’elle existe, qu’elle soit diffusable et puisse servir de base à une réflexion sur le sujet, ce qui est à retenir ce sont les propositions de formation qui y figurent dans la dernière partie, palette riche et variée (la domination, autodéfense verbale et physique…) à destination des militant·e·s et des stagiaires mais aussi pour les cadres (droit, procédures collectives). Chaque équipe peut s’interroger sur : comment travailler cette problématique dans tous les lieux et toutes les situations de formation ? Le fait de traiter collectivement ce problème est à souligner. Ainsi que le partenariat avec de nombreuses associations expertes du sujet.

Les réactions marquent une tendance à revenir sur deux aspects particuliers du texte : la volonté d’associer les violences sexistes et sexuelles dans la même catégorie et celle de confier l’expertise à un groupe de femmes uniquement (sur ce dernier point il semble que la formulation ait conduit à une incompréhension.). Sur ces deux aspects il y a désaccord et les avis semblent être très partagés.Mais ce n’est pas l’endroit pour en débattre.

Il n’en reste pas moins que notre mouvement n’est à l’abri de rien du tout. La question de la formation peut faire changer les postures et les regards.

Beaucoup de participant·e·s font référence à leur axe de formation qui d’une manière ou d’une autre est concerné par cette problématique.

Ce document peut constituer une démarche martyre modifiable, adaptable à l’envi. Chaque région, chaque équipe qui veulent s’en inspirer peuvent partir de cette matrice.

Le temps de travail se termine avec une information sur les ressources numériques, documentation appréciable et nécessaire pour étayer la réflexion.

François Simon


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