Fables acides d’Ariège et d’ailleurs
Jean Feix, illustration Monique Feix, AAEL, Toulouse, 1999

Un recueil de fables, ce n’est pas habituel. Nous héritons plutôt de livres de psycho-pédagogie, d’essais sur l’école, l’éducation. Alors, nous nous sommes arrachés ces Fables acides de Jean Feix. Pourquoi des fables ? Parce que c’est une façon de dire des vérités pertinentes dans une forme ramassée. Une sorte de liberté que l’auteur se donne. La fable est propre à conter l’événement à chaud avec un zeste de malice, ne retenant que l’essentiel. Mise en vers, la fable est plus aisée à dire et à retenir. Voici le portrait de notre fabuliste, tiré par ses amis. “À chaque coup de sang ou de cœur, Jean enfante une fable dont la clé est lumineuse pour qui veut ouvrir les yeux. Il harmonise les vers et joue des mots avec jubilation. Il les choisit, il les polit, il les façonne pour que nous les croquions comme les premières cerises du printemps”. Les illustrations de Monique Feix ne sont pas une redondance des vers et rythment les chapitres avec efficacité, évitant les motifs décoratifs. Il faut dire les fables de Jean Feix et les lire à haute voix comme lorsque nous étions enfants.

Robert Lelarge


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