Revue d’expression politique et pédagogique, elle traite de l’Éducation nouvelle dans divers champs d’intervention : l’enfance, les pratiques éducatives et culturelles, la rencontre interculturelle à l’école, au collège, dans le quartier, la ville en France et dans le monde. Ces questions font tour à tour l’objet d’un dossier. Pédagogues, chercheurs et praticiens y croisent leurs réflexions.

Les Numéros :
Du numéro 77(1996) au numéro 536(2010) - Avec bon de commande

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Prix :

Les humanités numériques sont un domaine de recherche, d’enseignement et d’ingénierie au croisement de l’informatique et des arts, lettres, sciences humaines et sciences sociales. Elles se caractérisent par des méthodes et des pratiques liées à l’utilisation des outils numériques, en ligne et hors ligne, ainsi que par la volonté de prendre en compte les nouveaux contenus numériques, au même titre que des objets d’étude plus traditionnels. Les humanités numériques s’enracinent souvent d’une façon explicite dans un mouvement en faveur de la diffusion, du partage et delà valorisation du savoir. » (Wikipedia)

Ce dossier nous propose de faire un pas de côté, de prendre le temps de mettre en résonance les axes philosophiques, politiques et éthiques de la question de l’éducation et du numérique en lien avec les pratiques défendues et portées par les Ceméa France et la fédération internationale des Ceméa. Nous croyons à notre capacité collective à transformer les milieux et les institutions par la mise en action des individus, à l’importance essentielle de garantir l’autonomie de ces mêmes individus, et de leur permettre de décider librement de leur destin collectif. Le contrôle démocratique de ce monde numérique et des usages qui s’y déploient devient un enjeu central. Libre, solidaire et décentralisé, nous tenterons dans ces pages d’en décrire les contours.


août 2018
VEN 571 "Humanités numériques"

Nous vivons un moment particulier de notre histoire, une révolution est à l’oeuvre qui bouleverse notre quotidien, nos vies personnelles, notre rapport au monde, à l’information, à la démocratie. Il est même parfois souvent question d’identité. Cette révolution dite numérique nous est cependant imposée par des entreprises sans que nous ne nous soyons, à aucun moment, concerté.e.s. Tout juste avons-nous le temps de nous adapter à ces nouvelles pratiques que d’autres surgissent et s’imposent à tous et toutes sous prétexte de modernité. Nous pouvons décrypter notre société en analysant la place sociale du numérique, la manière dont il est régi politiquement et les incidences sociétales de ces choix politiques. Le numérique est un fait social total, car il déstabilise nos sociétés, réinterroge nos identités individuelles et collectives, notre rapport à l’espace, au temps, à l’autre mais aussi les conditions de production et de diffusion des savoirs. Quel sens donner au numérique aujourd’hui et plus particulièrement dans les pratiques éducatives ? Les transformations culturelles et les révolutions pédagogiques liées au numérique nous inscrivent dans une réflexion sur ce récent concept des humanités numériques.


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22 août 2018
VEN 569 " Voyager, découvrir,rencontrer et changer "

Les Ceméa portent des valeurs d’Éducation populaire et les appuient sur des démarches de rencontre et de coopération. L’Éducation nouvelle s’inscrit dans cette logique en mettant en avant la place prépondérante du milieu dans la construction des personnes ainsi que celle de l’activité dans cette conception émancipatrice de l’éducation. La question du départ et du voyage est au coeur de cette double appartenance.
Depuis leur origine les Ceméa ont réfléchi à cette question. Pourquoi partir ? Cela renvoie à une rupture dans une situation quotidienne et routinière.
De cette rupture peut naître une mobilisation de la personne pour faire face à une nouvelle situation. Elle est créatrice d’énergie de mobilisation, favorable aux apprentissages et à la transformation sous certaines conditions.
Les Ceméa ont beaucoup travaillé sur ces dernières à travers l’accompagnement des départs en vacances et la préparation des jeunes en séjour en autonomie. Il s’agissait de préparer les enfants et adolescents à partager le quotidien avec d’autres loin de leurs proches dans un environnement différent du leur, pour se sentir assez forts, rassurés pour se lancer dans cette aventure. La dimension internationale est une des caractéristiques intrinsèques des mouvements d’éducation nouvelle. C’est cette démarche qui a été ré-investie dans l’accompagnement des séjours dans d’autres pays. Elle a été formalisée au moment où les Ceméa ont organisé pour l’agence Peja la formation au départ et l’évaluation
au retour pour les volontaires européens. Seul un accompagnement de ce processus permet individuellement et collectivement de faire de cette expérience dans un autre contexte, un moment riche de découverte et d’apprentissage.
Le développement des programmes européens a répandu le terme mobilité.
C’est ainsi que les Ceméa l’ont vu se diffuser dans le réseau au rythme de l’accroissement de leur activité internationale. Mais même si les programmes européens associent souvent « Mobilité » à des projets internationaux, elle ne peut en être le synonyme, comme elle ne l’est pas non plus du terme
interculturalité.



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22 août 2018
VEN 570 "Jeunes enfants, comment les élever en plein air ?"

En 2016 et 2017, 29 personnes du réseau national français des Ceméa ont bénéficié de trente-neuf mobilités dans le cadre du programme Erasmus+, formation des personnels. Ce dossier met en évidence diverses observations et enseignements émanant de cinq mobilités en Belgique, Allemagne, Italie, Danemark et Hongrie sur le thème de « la vie en plein air, condition d’épanouissement du jeune enfant de zéro à six ans ».

Nous avons engagé pour cela une recherche-action et observé la mise en pratique de projets qui intégraient la vie en plein air de jeunes enfants. Il s’avère, quels que soient les parcours et les spécificités, que les enseignements renvoient autant à des questions propres aux pays qu’aux représentations de chacun.e. sur les tranches d’âges selon lesquelles il ne faudrait pas mettre un tout-petit dehors, le rapport au temps passé à l’extérieur selon la saison, la météo et le rapport écologique et environnemental à la nature. Nous partions du constat qu’en France, la vie en plein air fait l’objet d’une législation importante sur cette tranche d’âge, sous prétexte qu’il ne faut pas leur faire prendre de risque, ce qui, en soi pour des éducateurs, pose déjà question.
Les professionnels français ne pourraient-ils plus prendre de risque avec les enfants dont ils ont la charge ? Il y a trente ans, nous pouvions cueillir des fruits dans la nature pour faire une tarte et la déguster avec le groupe d’enfants, nous mesurions les risques et les enfants n’étaient pas plus en danger. Les notions de risque et de danger seraient-elles, en France, aujourd’hui d’un autre ordre et réservées aux parents ?
Précisons que nous avons mené notre recherche dans le souci de protéger les enfants qui nous sont confiés et de devoir bien distinguer ce qui peut être de l’ordre de la mise en danger et ce qui relève de la prise de risque, situations qui n’ont absolument pas le même sens. Les échanges et les rencontres entre les participant.e.s et les accueillant.e.s.,ont permis d’élucider les différences et des particularités.
Comme tout voyage, la rencontre de l’étranger, de l’ailleurs, bouscule nos convictions et nos représentations. Cela n’est pas sans incidence sur ce que nous observons. Comprenons nous ce que nous voyons ou parfois ne sommes-nous pas amenés à ne voir que ce que nous comprenons ?



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27 novembre 2017
Vers l’Education Nouvelle n° 568 - Jouer avec des marionnettes pour des redécouvertes

La marionnette : un ensemble de pratiques ludiques créatives, une multiplicité de formes
théâtrales spectaculaires, un véhicule culturel majeur. Dans ce premier volet du dossier
nous redécouvrirons quelques pratiques diversifiées de jeu précédées par des constructions
minimales. « Moi, je construis des marionnettes, avec de la ficelle et du papier... »
Beaucoup ont en tête ces paroles de chanson. Au-delà d’une anecdote achetée au
magasin de souvenirs des sentiments, ces quelques mots décrivent bien la démarche
inhérente à tout montreur de marionnettes, amateur ou professionnel. Il s’agit tout à
la fois d’imaginer, associer, penser, dessiner peut-être mais aussi d’agir : faire, pétrir,
couper, ajouter, coller, agrafer, coudre, ajuster, mesurer, froisser, déchirer, manier,
manipuler, déplier, mettre en voix, invectiver, chuchoter, murmurer, faire silence, opiner,
tonitruer et partant s’étonner, s’envoler, faire frisson, frémissements, peur et plaisir.
Ce premier dossier ouvre la piste. En éclaireur, il donne à savourer des gourmandises et
à s’enivrer d’un jeu aux parfums particuliers. La main agit, les doigts remuent, s’agitent, la voix formule, tonne, gribouille, les formes se déploient. Le corps est prolongé parfoisdémesurément, le geste brouillonne et souvent précise, la geste bouillonne, s’insinue
entre le rêve et le réel, fait éclair, orage comme entre le jazz et la java. Et parfois le silence
et l’immobile se font jour entre poétique et verbe. La marionnette, figure de proue, en
poupe, poupée à brandir, à montrer, à revendiquer, média pluriel mais médium singulier,
tellement, qu’il colle à la main qui le nourrit, qu’il la change, la modifie, la modèle comme on travaille la glaise. L’important c’est de jouer, on joue, on met en jeu l’appareil corporel et les rouages des mécanismes de la pensée, de l’invention. la parole est un mouvement de plus, une ondée, une ombre sonore, une mise en mots de l’objet prenant corps,la parole ne s’ajoute pas, elle est là ou pas, elle est partie intégrante du process, au coeur , au choeur parfois, du jeu, du ballet ludique. La marionnette interprète parce qu’elle est là, qu’elle existe. la marionnette est toujours devant et la personne est derrière comme cachée et pourtant bien là, mais pas trop, même si on la voit, même si on la devine et
a contrario peut-être trop même si on ne la voit pas.



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11 octobre 2017
Vers l’éducation Nouvelle N°563 Tony Lainé, Actualité d’une influence Majeure

Tony Lainé, psychiatre, psychanalyste, citoyen engagé mais aussi homme de télévision et
poète de l’âme humaine ; ses livres et ses films ont dépassé largement les seuils des établissements
spécialisés. Trop tôt disparu (1992), il nous a laissé une oeuvre écrite et filmée
importante et aujourd’hui méconnue, qui près de vingt-cinq ans après porte encore toute
sa pertinence. Tony Lainé a toujours pensé que la souffrance psychique, la folie
interrogeait le rapport à la politique, autrement dit la place de chacun dans la société et
la culture qui fait l’humanité : « J’ai toujours refusé de considérer la folie comme un
monde à part, ce qui est la meilleure manière de n’en rien voir. Au contraire, j’ai
délibérément choisi d’aider a priori ceux qui sont dits « fous » à recouvrer avec tous leurs
droits, une place dans la communauté. C’est alors que s’est imposée à moi la conviction
que la folie témoigne toujours d’un sens vivant et que la différence établie entre le statut
social du fou et celui du « normal » est une imposture. » Extrait de l’introduction du livre
Le petit Donneur d’offrandes, 1981.



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