Politique de la petite enfance, un rapport à soutenir !

Sylviane Giampino a remis, le 25 Avril 2019, à Christelle Dubos et Adrien Taquet, secrétaires d’Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, un rapport détaillé sur le « Pilotage de la qualité affective, éducative et sociale de l’accueil du jeune enfant ». Celui-ci marque une évolution remarquable, notamment suite à de précédentes annonces, de la volonté d’accueillir les jeunes enfants dans des conditions dignes d’eux-mêmes, des professionnels qui les encadrent et de leurs parents.

Les Ceméa sont sensibles au fait que, « ce rapport a vocation à servir de matrice à la campagne de formation continue des professionnels de la petite enfance prévue par la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté́ ». Les Ceméa ne peuvent que se féliciter que le rapport oriente la profession dans des dimensions éducatives faisant référence aux valeurs et pratiques de savoir être de l’Éducation Nouvelle, prenant ainsi en compte, l’individu et le groupe – enfant(s) et adulte(s), l’activité et enfin la qualité de l’environnement.

Dans le rapport, structuré en différents articles, chacun d’entre eux présente, en appui sur des repères identifiés, des propositions précises.

Parmi celles-ci, les Ceméa souhaitent apporter leur soutien :

- à l’ouverture des lieux d’accueil à toutes les cultures et de leur qualité de l’accueil ;
- aux approches mentionnées de la prime éducation qui proposent des contenus éducatifs qui ne séparent pas artificiellement les sphères du développement, chez le jeune enfant, tout est corps, jeu, langage ;
- à la mise en avant de la co-éducation, chaque professionnel.le devant se vivre comme co-éducateur.trice à la famille, aux parents, grands-parents, fratries ;
- à la mise en place de formations qualifiant le personnel éducatif encadrant des jeunes enfants ;
- à la place de l’art, de la culture et des échanges interculturels permettant à l’enfant de construire sa place dans un monde qu’il découvre, en développant sa sensibilité artistique et culturelle ;
- au développement sur les territoires, de programmes et projets donnant une place régulière aux contacts entre la nature et les enfants ;
- à la lutte contre les stéréotypes sexistes, enjeu essentiel dès la prime enfance ;
- à l’existence de modes d’accueil participatifs, évolutifs, et bien-traitants, pour accompagner l’intelligence en mouvement des enfants.

Toute une partie du rapport souligne enfin, l’importance des conditions générales pour réussir une montée en qualité structurée nationalement à partir du texte cadre, et arriver à un écosystème bien traitant, avec de bonnes conditions de travail et des moyens humains qualifiés en nombre suffisant.

Les Ceméa demandent au gouvernement que les propositions de ce rapport, irriguent et structurent la politique de la petite enfance, qu’il est urgent de mettre en œuvre dans le pays.

Contact : Marie Claire Chavaroche-Laurent, Chargée de mission nationale Jeunes Enfants des Ceméa
marie-claire.chavaroche-laurent cemea.asso.fr


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